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CARTER BURWELL / COEN
The man who wasn’t there – The Trial of Ed Crane
LARS VON TRIER / RICHARD WAGNER
Mélancholia – Tristan et Iseult
DAVID LYNCH / MOBY
The big dream
| Les débuts de Stanley Kubrick
Stanley Kubrick, né le 26 juillet 1928 dans le Bronx à New York, a commencé sa carrière dans le monde de l’image en tant que photographe-reporter pour le magazine Look à l’âge de 17 ans, une expérience qui lui permit d’acquérir des compétences fondamentales en composition, éclairage et prise de mouvement. Ce travail fut inspiré par un reportage photo sur le boxeur Walter Cartier, qui le conduisit à réaliser son premier court-métrage documentaire, Day of the Fight, en 1950. Ce film, dans lequel il assuma toutes les fonctions de réalisateur, scénariste, cameraman, ingénieur du son et monteur, fut vendu à RKO Pathé, lui permettant de financer ses prochains projets.
À 21 ans, Kubrick réalisa un second court-métrage, The Flying Padre (1951), sur un prêtre volant vers sa paroisse isolée, qu’il qualifia lui-même de « chose idiote ».
Ces premiers essais, bien que modestes, marquèrent le début d’une carrière marquée par une maîtrise technique et une indépendance artistique croissante. En 1953, il réalisa son premier long métrage, Fear and Desire, un film de guerre sur des soldats perdus, dont il assuma également toutes les fonctions. Bien que ce film ait été jugé maladroit par Kubrick lui-même et retiré de tout circuit commercial à sa demande, il témoigne de son engagement total dans la création cinématographique dès ses débuts.
Son premier véritable succès commercial fut Le Baiser du tueur (1955), un polar noir, suivi de L’Ultime Razzia (1956), un thriller sur un hold-up organisé avec précision, qui le fit rapidement reconnaître comme un réalisateur prometteur. Ces premiers longs métrages, réalisés à petit budget et dans un style proche du documentaire, établirent déjà les bases de son style rigoureux et son besoin de contrôle total sur chaque aspect de la production.
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| Réalisateur
1953-1969
1953 : Fear and Desire

Ce film d’inspiration existentialiste et allégorique suit quatre soldats américains (Frank Silvera, Kenneth Harp, Paul Mazursky, Steve Coit) qui, après le crash de leur avion derrière les lignes ennemies dans une forêt inconnue, tentent de regagner leur unité en traversant une rivière. Leur périple est marqué par des actes de violence, notamment l’attachement et l’assassinat d’une jeune fille (Virginia Leith) par le soldat Sidney (Paul Mazursky), dont la folie grandissante incarne les dérives psychologiques de la guerre.
Le film, tourné en noir et blanc avec un budget très limité et une équipe réduite, a été initialement perçu comme « boring and pretentious » par Kubrick lui-même, qui a voulu détruire toutes les copies. Il a été restauré en 2011 à partir d’une seule copie conservée, et a été réédité en DVD et Blu-ray en 2012. La version restaurée, d’une durée de 1h08, inclut des scènes coupées à sa sortie initiale, notamment des dialogues post-dubés. Le film est souvent comparé à Les Sentiers de la gloire (1957) et Full Metal Jacket (1987), deux œuvres majeures de Kubrick traitant du traumatisme de la guerre.
Musique : Gerald Fried
Gerald Fried : Fear and Desire
Distribution : Frank Silvera / Paul Mazursky / Kenneth Harp / Stephen Coit / Virginia Leith / David Allen
1955 : Le Baiser du tueur (Killer's Kiss)

Ce thriller noir en noir et blanc, tourné dans les rues de New York sans autorisation, marquait une évolution notable par rapport à son premier film, Fear and Desire.
Après une défaite au ring, le boxeur Davey Gordon (Jamie Smith) défend Gloria (Irene Kane), une danseuse maltraitée par son patron, Vincent Rapallo (Frank Silvera). Leur amour naissant déclenche une poursuite violente, culminant dans une scène emblématique dans un entrepôt de mannequins.
Le film s’inspire du film noir et du néo-réalisme italien. Il anticipe les thèmes récurrents de Kubrick : l’échec humain, la violence latente, et le regard observateur de la caméra. La scène de la course-poursuite dans les mannequins est devenue culte et a influencé de nombreux cinéastes ultérieurs.
Musique : Gerald Fried
Gerald Fried : Murder ‘mongst the Mannikins
Distribution : Frank Silvera / Jamie Smith / Irene Kane / Ruth Sobotka / Jerry Jarret / Mike Dana / Felice Orlandi / Shaun O’Brien / Barbara Brand / Alec Rubin / Ralph Roberts
1956 : L'Ultime Razzia (The Killing)

Ce film noir et thriller, inspiré du roman Clean Break de Lionel White, marque une étape clé dans la carrière de Kubrick, confirmant son talent dès ses débuts.
Le film suit Johnny Clay, récemment sorti de prison, qui organise un hold-up minutieux sur la caisse d’un champ de courses lors d’une grande affluence. Il réunit une équipe de complices aux motivations diverses — un barman, un caissier, un flic endetté, un tireur d’élite — chacun ayant son rôle dans l’opération. Malgré un déroulement parfait du braquage, la cupidité, les trahisons et les erreurs humaines entraînent un fiasco tragique. Le titre anglais The Killing joue sur le double sens du mot : à la fois « tuerie » et « faire un coup » (« to make a killing »), ce qui annonce le destin funeste du groupe.
Kubrick y démontre une maîtrise déjà remarquable de la narration non linéaire, utilisant des flashbacks multiples et des points de vue multiples — une structure influente pour des réalisateurs comme Quentin Tarantino, notamment dans Reservoir Dogs. La mise en scène sobre, la photographie en noir et blanc contrastée, le montage précis et la bande-son de Gerald Fried renforcent l’atmosphère tendue et fataliste.
Musique : Gerald Fried
Gerald Fried : L’ultime Razzia
Distribution : Sterling Hayden / Coleen Gray / Elisha Cook Jr. / Marie Windsor / Vince Edwards / Jay C. Flippen / Ted de Corsia / Joe Sawyer / James Edwards / Timothy Carey / Joe Turkel / Jay Adler / Kola Kwariani / Herbert Ellis / Tito Vuolo / Dorothy Adams / James Griffith / Cecil Elliott / Art Gilmore / Charles Cane / Robert B. Williams…
1957 : Les Sentiers de la gloire (Paths of Glory)

Adapté du roman éponyme d’Humphrey Cobb (1935), le film dénonce l’absurdité de la guerre et la cruauté de la hiérarchie militaire durant la Première Guerre mondiale.
L’intrigue suit le colonel Dax (interprété par Kirk Douglas), avocat de formation, qui défend trois soldats injustement accusés de lâcheté après l’échec d’un assaut suicide ordonné par leurs supérieurs. Le film met en lumière les manipulations, l’ambition cynique des généraux et le sacrifice des hommes ordinaires.
Tourné en noir et blanc en Allemagne, le film impressionne par sa reconstitution réaliste des tranchées et sa critique politique acerbe. Jugé trop antipatriotique, il a été interdit en France jusqu’en 1975. Aujourd’hui reconnu comme un chef-d’œuvre du cinéma, il est inscrit au National Film Registry américain depuis 1992.
Musique : Gerald Fried
Distribution : Kirk Douglas / George Macready / Ralph Meeker / Timothy Carey / Joe Turkel / Adolphe Menjou / Wayne Morris / Peter Capell / Richard Anderson / Emile Meyer / John Stein / Harold Benedict / Bert Freed / Kem Dibbs / Fred Bell / Halden Hanson / Jerry Hausner / Christiane Kubrick…
1960 : Spartacus

Le film raconte l’histoire de Spartacus, un esclave thrace devenu gladiateur, qui mène une révolte contre l’Empire romain durant la troisième guerre servile (73 av. J.-C.).
Spartacus, après avoir été capturé et forcé de combattre dans l’arène, mène une révolte des gladiateurs après l’assassinat de son ami Draba. Il devient chef d’une armée d’esclaves en fuite, tentant de s’échapper vers la mer pour rejoindre les pirates ciliciens. Malgré plusieurs victoires, l’armée est finalement défaite par les forces romaines commandées par Crassus. Après une ultime bataille, Spartacus est capturé et crucifié, tandis que Varinia, son épouse, est libérée par un ancien maître, Batiatus.
Héritage : En 2017, le film a été sélectionné pour être conservé au National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès américain pour son importance culturelle, historique et esthétique.
Note sur la réalisation : Stanley Kubrick a pris la direction du film après que Kirk Douglas a remplacé le réalisateur initial, Anthony Mann, après trois semaines de tournage. Kubrick a supervisé les scènes principales, tandis que Mann a tourné certaines scènes du camp d’esclaves en Libye.
Musique : Alex North et Joseph Gershenson
Alex North : Main Theme
Distribution : Kirk Douglas / Laurence Olivier / Jean Simmons / Tony Curtis / Charles Laughton / Peter Ustinov / John Gavin / Nina Foch / John Ireland / Herbert Lom / John Dall / Charles McGraw / Joanna Barnes / Harold J. Stone / Woody Strode / Peter Brocco / Nick Dennis / John Hoyt / Frederic Worlock / Terence De Marney / Dayton Lummis / Vic Perrin
1962 : Lolita

Adaptation du célèbre roman de Nabokov.
Lorsque Charlotte apprend la vérité en lisant le journal intime de Humbert, elle quitte précipitamment sa maison, sous le coup de l’émotion. Elle meurt renversée devant chez elle par une voiture. Humbert, « beau-père » de Dolorès, est son tuteur légal. Leurs amours, d’abord platoniques, deviennent passionnées.
Musique : Nelson Riddle / thème de Lolita composé par Bob Harris
Bob Harris : Opening Title (Love Theme from « Lolita »)
Distribution : Sue Lyon / Shelley Winters / Peter Sellers / Jerry Stovin / James Mason / Gary Cockrell…
1964 : Docteur Folamour (Dr Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb)

Le film traite de l’holocauste nucléaire déclenché par un général américain, le général Jack D. Ripper, convaincu que les Russes ont empoisonné l’eau potable des États-Unis.
Ce dernier lance une offensive de bombardiers B-52 contre l’Union soviétique, tandis que le président Merkin Muffley et l’état-major militaire tentent désespérément de rétablir la situation dans la salle de guerre du Pentagone.
En pleine guerre froide, le général de l’Armée de l’air américaine Jack D. Ripper, frappé de folie paranoïaque, décide, seul et alors qu’aucune menace ne le justifiait, d’envoyer ses quarante-deux bombardiers B-52 munis de bombes atomiques frapper l’URSS. Puis il coupe sa base de l’extérieur, et le Pentagone n’a aucun moyen de rappeler ces avions, une procédure prévue pour garantir la destruction mutuelle assurée dans l’hypothèse que les USA étaient déjà touchés. Le président des États-Unis (interprété par Peter Sellers), à la demande de son chef d’état-major, le général Turgidson, commande une réunion d’urgence dans la salle souterraine de commandement stratégique pour tenter d’éviter une guerre nucléaire. Mais c’est seulement lorsque la salle est au complet que le général informe le président de ce qui vient de se passer. La stupéfaction générale est alors un nouveau démarrage de l’intrigue…
Musique : Laurie Johnson
Laurie Johnson : Bomb run
Distribution : Peter Sellers / George C. Scott / Sterling Hayden / Keenan Wynn / Slim Pickens / Peter Bull / Tracy Reed / James Earl Jones / Jack Creley / Roy Stephens / Gordon Tanner…
1968 : 2001, l'Odyssée de l'espace (2001: A Space Odyssey)

Le scénario du film, coécrit par Kubrick et le romancier Arthur C. Clarke, s’inspire de deux nouvelles de Clarke, À l’aube de l’histoire et La Sentinelle. Parallèlement au tournage du film, Clarke rédige le roman 2001 : L’Odyssée de l’espace, qui sera publié peu après la sortie du long-métrage.
L’intrigue principale du film traite de plusieurs rencontres entre les êtres humains et de mystérieux monolithes noirs, censés influencer l’évolution humaine, et comprend un voyage vers la planète Jupiter puis « au-delà de l’infini », à la suite d’un signal radio émis par un monolithe découvert sur la Lune.
Musique : Richard Strauss, Johann Strauss fils, György Ligeti et Aram Khatchatourian
Richard Strauss : 2001 A Space Odyssey Opening
Distribution : Keir Dullea / Gary Lockwood / William Sylvester / Daniel Richter / Leonard Rossiter / Margaret Tyzack / Robert Beatty / Sean Sullivan / Douglas Rain / Frank Miller / Alan Gifford / Ann Gillis / John Ashley / Burnell Tucker / John Swindel / John Clifford / Vivian Kubrick / Martin Amor / Penny Brahms / Ed Bishop…

Stanley Kubrick – COFFRET 8 DVD
– « 2001 : L’Odyssée de l’espace » / « Barry Lyndon »
– « Eyes Wide Shut » / « Full Metal Jacket »
– « Lolita » / « Orange mécanique »
– « Shining » / « Stanley Kubrick : A Life in Pictures »
Sous-titres : Allemand, Anglais, Arabe, Bulgare, Espagnol, Français, Italien, Néerlandais, Portugais, Roumain
Langue : Anglais (Dolby Digital 2.0 Mono), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0 Mono), Français (Dolby Digital 5.1), Italien (Dolby Digital 2.0 Mono), Italien (Dolby Digital 5.1)
69,90€
1970-1999
1971 : Orange Mécanique

Le film, dont le titre original est A Clockwork Orange, est une satire sociale qui explore les questions éthiques liées au contrôle psychologique et au libre arbitre, notamment à travers l’histoire d’Alex DeLarge, un jeune sociopathe et violeur qui dirige une bande de voyous appelés ses « droogies ».
Kubrick, un perfectionniste, a effectué des recherches minutieuses pour le tournage, utilisant des optiques très grand angle comme la Kinoptik Tegea 9,8 mm pour créer un effet onirique et stylisé.
Le film a été tourné entre septembre 1970 et avril 1971, ce qui en fait l’un des films de Kubrick les plus rapidement réalisés.
Musique : Wendy Carlos
Wendy Carlos : A Clockwork Orange Theme – Musique pour les funérailles de la reine Marie de Henry Purcell
Distribution : Malcolm McDowell / Patrick Magee / Michael Bates / Warren Clarke / John Clive / Adrienne Corri / Carl Duering / Paul Farrell / Clive Francis / Michael Gover / Miriam Karlin / James Marcus / Aubrey Morris / Godfrey Quigley / Sheila Raynor / Madge Ryan / John Savident / Anthony Sharp…
1975 : Barry Lyndon

Chassé de son Irlande natale après une série d’exactions, Redmond Barry s’engage dans l’armée britannique et combat les Prussiens. La guerre finie, Redmond devient espion puis joueur professionnel. Il fréquente la haute société dont il apprend les usages et les bonnes manières. Ce talent lui permet de conquérir le coeur d’une jeune veuve, la comtesse de Lyndon, dont le fils, lord Bullingdon, lui voue bientôt la plus vive animosité.
Musique : Georg Friedrich Haendel, Johann Sebastian Bach et Antonio Vivaldi
Georg Friedrich Haendel (1733) réarrangé par Rosenman : Sarabande (Main Title)
Arrangements et direction musicale : Leonard Rosenman (utilisation de musiques préexistantes : Jean-Sébastien Bach, Georg Friedrich Haendel, Wolfgang Amadeus Mozart, Giovanni Paisiello, Franz Schubert, Antonio Vivaldi, Frédéric II de Prusse, Seán Ó Riada et The Chieftains pour les airs traditionnels irlandais).
Distribution : Ryan O’Neal / Marisa Berenson / Leon Vitali / Dominic Savage / Patrick Magee / Hardy Krüger / Marie Kean / Murray Melvin / David Morley / Steven Berkoff…
1980 : Shining (The Shining)

Adapté du roman éponyme de Stephen King. Le film met en scène Jack Nicholson dans le rôle de Jack Torrance, un écrivain en panne d’inspiration qui devient gardien d’un hôtel isolé, l’Overlook, durant l’hiver. Il s’installe avec sa femme, Wendy Torrance (interprétée par Shelley Duvall), et son fils Danny (Danny Lloyd), un garçon doté d’un don psychique, le « shining », qui lui permet de percevoir des visions du passé et de l’avenir.
Kubrick a profondément réinterprété le roman de King, en éliminant presque tous les éléments du passé des personnages, l’alcoolisme de Jack, et la dimension surnaturelle du mal dans l’hôtel. Le film se concentre sur la dégradation mentale de Jack, transformant l’Overlook en un symbole de l’isolement, de la folie et des désirs refoulés. L’utilisation innovante du Steadicam donne une fluidité inédite aux mouvements de caméra, notamment dans les longs couloirs ou lors des poursuites, renforçant l’effet d’immersion et d’angoisse.
Deux versions existent : une version longue de 146 minutes (sortie aux États-Unis) et une version courte de 119 minutes (Europe), cette dernière étant celle que Kubrick préférait, plus abstraite et moins explicative. Le film est célèbre pour ses images iconiques — comme la scène du tricycle de Danny dans les couloirs ou la poursuite dans le labyrinthe — et pour sa bande-son, composée par Wendy Carlos et Rachel Elkind, inspirée de Dies irae de Berlioz.
Musique : Wendy Carlos, d’après la Symphonie fantastique d’Hector Berlioz ; Rachel Elkind, György Ligeti, Béla Bartók, Krzysztof Penderecki
Wendy Carlos : Main Title
Distribution : Jack Nicholson / Shelley Duvall / Danny Lloyd / Scatman Crothers / Barry Nelson / Philip Stone / Joe Turkel / David Baxt / Manning Redwood / Anne Jackson…
1987 : Full Metal Jacket

Inspiré du roman The Short-Timers de Gustav Hasford, le film suit le parcours de jeunes Marines, de leur entraînement brutal à Parris Island jusqu’au front du Viêt Nam pendant l’offensive du Tết en 1968.
Structuré en deux parties distinctes, le film explore la déshumanisation provoquée par la guerre. La première partie se concentre sur l’entraînement militaire mené par le sergent Hartman (interprété par R. Lee Ermey), où les recrues sont soumises à un conditionnement psychologique intense. La seconde partie plonge dans les horreurs du combat, à travers les yeux du soldat « Joker » (Matthew Modine), journaliste militaire confronté à la violence extrême et à la perte de son humanité.
Le film est acclamé pour son réalisme, son humour noir, et sa critique profonde de la guerre et du militarisme.
Musique : Vivian Kubrick (sous le nom d’Abigail Mead)
Abigail Mead : Sniper
Distribution : Matthew Modine / Arliss Howard / Vincent D’Onofrio / R. Lee Ermey / Adam Baldwin / Dorian Harewood / Kevyn Major Howard / Ed O’Ross / John Terry / Kieron Jecchinis / Kirk Taylor / Tim Colceri / Jon Stafford / Bruce Boa / Ian Tyler / Sal Lopez / Gary Landon Mills / Papillon Soo Soo / Peter Edmund / Ngoc Le / Leanne Hong / Tan Hung Francione / Marcus D’Amico / Costas Dino Chimona / Gil Kopel / Keith Hodiak / Peter Merrill / Herbert Norville / Nguyen Hue Phong / Duc Hu Ta
1999 : Eyes Wide Shut

Un jeune couple bourgeois vivant à New-York, Bill Harford, médecin, et sa femme, Alice, commissaire d’exposition, se rend à une réception mondaine pour la fête de Noël donnée par un riche patient de Bill. Bill y rencontre un vieil ami de fac, Nick Nightingale, devenu pianiste professionnel puis pendant qu’Alice se fait draguer par un Hongrois, Bill se voit proposer un plan à trois par deux mannequins pour aller jusqu’au bout de l’arc-en-ciel….
Musique : Jocelyn Pook
Jocelyn Pook : Masked Ball (1999 Extended Mix)
Distribution : Tom Cruise / Nicole Kidman / Madison Eginton / Jackie Sawiris / Todd Field / Sydney Pollack / Marie Richardson / Leslie Lowe / Peter Benson / Vinessa Shaw / Rade Šerbedžija…
| LES SORTIES NOTABLES DU MOMENT
ANEMONE
De Ronan Day-Lewis
Jem, frère de Ray, part à la recherche de son frère ermite pour le convaincre de rentrer chez lui et de rencontrer son neveu Brian, qui a été renvoyé de l’armée après un acte violent. Le passé trouble des deux frères, marqué par une tragédie militaire, resurgit, révélant des secrets enfouis depuis des décennies.
Une estéthique magnifique qui n'est pas sans rappeler le mystère des images de Tarkovski. Quand notre attention se porte à côté ou au-delà de l'objet principal. Une bande son de Bobby Krlic qui traduit clairement la maladie de l'âme, la folie douce et l'expiation en les liant à des visions oniriques.
SHE RIDES SHOTGUN
De Nick Rowland
L'incroyable révélation qu'est Ana Sophia Heger, éclaboussant l'écran de son talent et portant l'oeuvre sur ses épaules de la première à la dernière image. Elle livre une prestation démente au milieu d'un chaos où sa vulnérabilité n'a d'autre choix que de composer avec une palette de sentiments exprimés à merveille.
Une véritable pépite !
FRANKENSTEIN
Une relecture à la fois intime et grandiose du mythe du monstre et de son démiurge. Loin des éclairs de laboratoire et des clichés gothiques, il livre ici une œuvre profondément poétique, tragique, où l’ombre et la lumière s’entremêlent dans un ballet visuel d’une beauté crépusculaire.
Une relecture à la fois intime et grandiose du mythe du monstre et de son démiurge. Loin des éclairs de laboratoire et des clichés gothiques, il livre ici une œuvre profondément poétique, tragique, où l’ombre et la lumière s’entremêlent dans un ballet visuel d’une beauté crépusculaire.
GUILLERMO DEL TORO.
Trois heures particulièrement bien exploitées pour restituer le temps long de la vengeance, sans aucune perte de rythme par une habile gestion des ellipses et des montages alternés, soucieux d’équilibrer le temps de présence des nombreux personnages secondaires. La mise en scène assume quant à elle un académisme fédérateur du plus grand nombre, non sans quelques lourdeurs, notamment sur les plans de drone ou un recours abusif à une musique pompière. (Sergent_Pepper SensCritique)
LE COMTE DE
MONTE CRISTO
Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte
| Courts-métrages et documentaires
1951 : Day of the Fight
1951 : Flying Padre
1953 : The Seafarers
| Distinctions
Récompenses
New York Film Critics Circle Awards 1964
meilleur réalisateur pour Docteur Folamour
BAFTA 1965 : meilleur film pour Docteur Folamour
Oscars du cinéma 1969
meilleurs effets visuels pour 2001, l’Odyssée de l’espace
New York Film Critics Circle Awards 1971
meilleur réalisateur pour Orange mécanique
BAFTA 1975 : meilleur réalisateur pour Barry Lyndon
National Board of Review Awards 1975
meilleur réalisateur pour Barry Lyndon
Nominations
BAFTA 1957 : meilleur film pour L’Ultime Razzia
BAFTA 1958 : meilleur film pour Les Sentiers de la gloire
Golden Globes 1961
meilleur réalisateur pour Spartacus
Golden Globes 1963
meilleur réalisateur pour Lolita
Oscars du cinéma 1965
meilleur scénario adapté pour Docteur Folamour
meilleur réalisateur pour Docteur Folamour
meilleur film pour Docteur Folamour
Oscars du cinéma 1969
meilleur scénario adapté pour 2001, l’Odyssée de l’espace
meilleur réalisateur pour 2001, l’Odyssée de l’espace
Golden Globes 1972
meilleur réalisateur pour Orange Mécanique
Oscars du cinéma 1972
meilleur scénario adapté pour Orange mécanique
meilleur réalisateur pour Orange mécanique
meilleur film pour Orange mécanique
Golden Globes 1976
meilleur réalisateur pour Barry Lyndon
Oscars du cinéma 1976
meilleur scénario adapté pour Barry Lyndon
meilleur réalisateur pour Barry Lyndon
meilleur film pour Barry Lyndon
Césars 1977
meilleur film étranger pour Barry Lyndon
Razzie Awards 1981
pire réalisateur pour Shining.
Saturn Awards 1981
meilleur réalisateur pour Shining.
Oscars du cinéma 1988
meilleur scénario adapté pour Full Metal Jacket
Césars 2000
meilleur film étranger pour Eyes Wide Shut
Hommages
L’astéroïde (10221) Kubrick a été nommé en son honneur.
La promotion 2001 de l’Institut national des sciences appliquées de Strasbourg (ENSAIS) porte son nom.
Décoration française
1995 : Commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres Commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres

COFFRET STUDIO MAGAZINE
2 DVD
Ran – Akira Kurosawa
Elephant Man – David Lynch
23,00€
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