MASAKI KOBAYASHI

[ La Jeunesse du fils 息子の青春 ] [ Le Cœur sincère まごころ ] [ Hara-kiri 切腹 Seppuku ] [ Kwaïdan 怪談 ]
[ Rébellion 上位討ち 拝領妻始末 ] [ L'Auberge du mal いのちぼうにふろう ] [ La Table vide 食卓のない家 ]

1916-1996 Japon

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| L'histoire de Masaki Kobayashi

Masaki Kobayashi, né le 14 février 1916 à Otaru, Hokkaidō, étudie l’art oriental et la philosophie à l’Université de Waseda avant de rejoindre les studios Shochiku en 1941 comme assistant réalisateur. Mobilisé en janvier 1942, il est envoyé en Mandchourie, puis fait prisonnier par l’armée américaine en 1944 et détenu un an à Okinawa avant de rentrer au Japon en 1946. Il réintègre alors Shochiku, où il travaille principalement comme assistant pour Keisuke Kinoshita, notamment sur le premier film en couleurs tourné au Japon, Carmen revient au pays natal (1951).

Son premier film, La Jeunesse du fils (1952), est un mélodrame de commande, suivi de Coeur sincère (1953), deux œuvres caractéristiques du style Shochiku.
Il réalise ensuite La Pièce aux murs épais (1953), adapté des carnets secrets d’authentiques criminels de guerre par Kobo Abe, un film personnel hanté par ses expériences de guerre, bloqué par la censure de la Shochiku craignant la réaction des autorités d’occupation américaines et diffusé seulement en 1957. Après des mélodrames psychologiques comme Quelque part sous le ciel immense (1954) et Les Jours magnifiques (1955), Kobayashi tourne deux films de critique sociale remarqués pour leur réalisme et leur humanisme : Je t’achèterai (1956), sur la corruption dans le base-ball, et Rivière noire (1957), abordant le problème des bases américaines au Japon, où se révèle pour la première fois Tatsuya Nakadai, son acteur de prédilection.

Son œuvre majeure est la trilogie La Condition de l’homme (1959-1961), d’une durée totale de près de dix heures, adaptée d’un roman-fleuve de Jumpei Gomikawa, dont la première partie, Pas de plus grand amour, remporte le prix San Giorgio à Venise en 1960. Cette œuvre exprime des conceptions humanistes issues de son expérience de guerre. Il poursuit sa critique de la société japonaise avec Hara-kiri (1963), qui remporte le Prix Spécial du Jury à Cannes, et Kwaidan (1964), recueil de quatre contes fantastiques de Lafcadio Hearn, également récompensé au Festival de Cannes en 1965. Rébellion (1967), séquelle de Hara-kiri, reçoit le prix de la Fipresci à Venise.

Malgré sa participation à la création de la société Yonki no Kai (Club des quatre chevaliers) en 1968 avec Kurosawa, Kinoshita et Ichikawa, Kobayashi connaît une crise artistique et économique du cinéma japonais, ce qui se reflète dans des films moins inspirés comme L’Héritage (1962), L’Auberge du mal (1970), Les Fossiles (1975), et Automne embrasé (1978).
Il se tourne vers la télévision et réalise des documentaires importants, notamment Les Procès de Tokyo (1983) et La Table vide (1985), qui témoignent de son engagement humaniste.

Masaki Kobayashi meurt le 4 octobre 1996 à Tokyo d’un arrêt cardiaque, à l’âge de 80 ans.

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Harakiri

| Réalisateur

1952-1959

1952 : La Jeunesse du fils 息子の青春 Musuko no seishun

1960-1969

1962 : L'Héritage からみ合い Karami-ai
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Le film suit l’histoire du rōnin Tsugumo Hanshirō, interprété par Tatsuya Nakadai, qui se présente au château du clan Ii, dirigé par l’intendant Kageyu Saitō, interprété par Rentarō Mikuni, afin de demander la permission de se suicider rituellement par seppuku.
Ce geste, présenté comme une ultime marque d’honneur, devient l’occasion pour Hanshirō de raconter son histoire, révélant les injustices et les tragédies qui l’ont conduit à ce point de désespoir.

Musique : Tōru Takemitsu

Distribution : Tatsuya Nakadai / Rentarō Mikuni / Shima Iwashita / Akira Ishihama / Shichisaburo Amatsu / Yoshio Aoki / Jo Azumi / Hisashi Igawa / Yoshio Inaba / Akiji Kobayashi…

1970-1985

1971 : L'Auberge du mal いのちぼうにふろう Inochi bō ni furō

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| Masaki Kobayashi en tant que scénariste

1949 : Le Tambour brisé (破れ太鼓, Yabure-daiko) de Keisuke Kinoshita
2000 : Dora-heita (どら平太) de Kon Ichikawa