YASUJIRO OZU

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1903-1963 Japon

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| Ecoutez pendant votre navigation

COEN / CARTER BURWELL

The man who wasn’t there – The Trial of Ed Crane

LARS VON TRIER / RICHARD WAGNER

Mélancholia – Tristan et Iseult

DAVID LYNCH / MOBY

The  big dream

| Les débuts de Yasujiro Ozu

Yasujiro Ozu est né le 12 décembre 1903 à Tokyo, où il a grandi avant de déménager très jeune à Matsuzaka, près de Nagoya, dans le village ancestral de sa famille.
Il découvre très tôt une passion pour le cinéma, notamment après avoir vu le film Civilisation de Thomas Ince à l’âge de dix ans, ce qui l’incite à fréquenter régulièrement les salles de cinéma de Nagoya pour regarder des films occidentaux.
Après avoir échoué à l’examen d’entrée à l’école supérieure de commerce de Kobe, il travaille une année comme auxiliaire dans une école primaire.
En 1923, contre la volonté de son père, il entre à la Shochiku, importante société de production japonaise, en tant qu’assistant-caméraman.
Il est rapidement promu assistant-réalisateur, et choisit de travailler sous la direction d’Okubo Tadamoto, connu pour ses comédies inspirées des burlesques américains.
Son premier film en tant que réalisateur, Le Sabre de pénitence, sort en 1927, inspiré du film Kick In de George Fitzmaurice, et marque sa première collaboration avec le scénariste Kogo Noda, qui deviendra son partenaire attitré. Ce film, achevé par Torajiro Saito, est aujourd’hui considéré comme perdu.
Ozu commence alors sa carrière en réalisant des comédies muettes influencées par le cinéma américain et européen, notamment par les œuvres de Charlie Chaplin, Friedrich-Wilhelm Murnau et Ernst Lubitsch, dont il déclarera plus tard être le réalisateur préféré.

| Streaming disponibles

Printemps tardif

Le Goût du riz au thé vert

Fleurs d’équinoxe

Le Goût du saké

| Réalisateur

1927-1929

1927 : Le Sabre de pénitence 懺悔の刃 Zange no yaiba
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Ozu – Coffret en 14 films et 1 documentaire [DVD Édition Collector]

« Où sont les rêves de jeunesse ? » (1932) + « Une femme de Tokyo » (1933) / « Histoires d’herbes flottantes » (1934) + « Récit d’un propriétaire » (1947)
« Printemps tardif » (1949) / « Crépuscule à Tokyo » (1957)
« Choeur de Tokyo » (1931) + « Une auberge à Tokyo » (1953) / « Été précoce » (1951)
« Le goût du riz au thé vert » (1952) / « Printemps précoce » (1956)
« J’ai vécu, mais… », documentaire de Kazuo Inoue (1983) / « Il était un père… » (1942)
« Le fils unique » (1936 – nouvelle restauration HD) / « Voyage à Tokyo » (1953 – nouvelle restauration 4K)

99,00€

1930-1939

1930 : Introduction au mariage 結婚学入門 Kekkon gaku nyūmon

OZU – COFFRET 4 DVD – Vol. 1

« Où sont les rêves de jeunesse ? » / « Une Femme de Tokyo »
« Histoire d’herbes flottantes » / « Récit d’un propriétaire »
« Printemps tardif » . « Crépuscule à Tokyo »
Nouveaux masters
Livret (32 pages)

69,99€

1940-1949

1941 : Les Frères et Sœurs Toda 戸田家の兄妹 Todake no kyōdai
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L’un des plus beaux films du monde, de ce que je considère comme le paradis perdu du cinéma. Les films de Yasujiro Ozu reflètent avec douceur le long déclin de la famille japonaise et d’une identité nationale. Ils parviennent à capturer avec une nostalgie distanciée la transformation culturelle du Japon sans pour autant dénoncer le progrès. « Printemps tardif », l’un de ses chefs-d’œuvre, illustre parfaitement cette thématique avec son exploration subtile des rapports familiaux et de l’évolution sociétale japonaise après la Seconde Guerre mondiale. L’histoire de Noriko, jouée par la magnifique Setsuko Hara, et de son père, interprété par Chishu Ryu, est une représentation poignante de la pression des conventions sociales. Ozu, avec sa mise en scène minutieuse et ses plans fixes caractéristiques, offre une fenêtre sur la complexité des émotions humaines et sur la beauté du quotidien. Ses films, malgré leur apparence statique, sont d’une richesse inouïe, capturant l’essence même du cinéma avec une simplicité et une profondeur rares. [White Fingers sur Amazon]

Musique : Senji Itō

Distribution : Setsuko Hara / Chishū Ryū / Haruko Sugimura / Yumeji Tsukioka / Hohi Aoki / Jun Usami / Kuniko Miyake / Masao Mishima / Yoshiko Tsubouchi / Yōko Katsuragi…

1950-1959

1950 : Les Sœurs Munakata 宗方姉妹 Munakata kyōdai
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Mariée à Mokichi par arrangement, Taeko mène une vie de couple décevante. Le dialogue entre les deux époux, plongés chacun dans leurs activités, se fait de plus en plus rare. Après avoir menti à Mokichi pour passer quelques jours dans une source thermale avec ses amies et sa nièce Setsuko, Taeko reçoit cette dernière, bouleversée par l’annonce d’une rencontre imminente avec un prétendant pour un mariage arrangé.

Musique : Ichirō Saitō 斉藤一郎

Distribution :Shin Saburi / Michiyo Kogure / Kōji Tsuruta / Chikage Awashima / Hisao Toake / Keiko Tsushima / Kuniko Miyake / Kōji Shitara / Eijirō Yanagi / Chishū Ryū / Yūko Mochizuki / Yōko Kozono / Yōko Kozakura / Matsuko Shiga / Mie Kitahara…

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L’homme d’affaires Hirayama se montre fort réticent lorsqu’il apprend que sa fille Setsuko veut épouser un gendre qu’il n’avait pas envisagé. Elle organise le mariage sans son aide avec Masahiko Taniguchi et c’est contre sa volonté que son père y assiste. Le couple part ensuite pour Hiroshima. Poussé par ses amis, Hirayama surmonte ses convictions et va leur rendre visite.

Situé dans la continuité des films du grand Ozu, excellent observateur de l’évolution intime de la société japonaise en l’observant par le microscope : des histoires de mœurs au sein des familles. « Fleur d’Équinoxe » restera moins bon que « Printemps tardif », où l’actrice principale, la superbe Hara Setsuko, atteint les sommets, mais il est vrai que c’est le cas de tous les autres films d’Ozu. Un film français qui raconterait les déboires entre un père et sa fille qui ne veut pas épouser l’homme qu’on lui assigne serait d’un ennui à mourir. Mais Ozu a l’art d’aborder les choses simples avec une grande poésie, une grande pudeur et beaucoup d’émotion. A recommander, mais de préférence, regardez d’abord ce film, et ensuite seulement ‘ »Printemps tardif » pour ne pas être déçu par premier. [Pascal FRITSCH sur Amazon]

Musique : Takanobu Saitō 斎藤高順

Distribution : Shin Saburi / Kinuyo Tanaka / Ineko Arima / Miyuki Kuwano / Keiji Sada / Teiji Takahashi / Fujiko Yamamoto / Chieko Naniwa / Chishū Ryū / Yoshiko Kuga / Fumio Watanabe / Nobuo Nakamura / Akiko Kiyokawa / Ryūji Kita / Mutsuko Sakura / Toyo Takahashi / Tsūsai Sugawara / Ureo Egawa…

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OZU COFFRET 20 FILMS [Blu-Ray]

Du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur… 20 chefs-d’œuvre du réalisateur japonais Yasujiro Ozu pour la 1re fois réunis dans un coffret d’exception, dont 10 présentés dans leur nouvelle restauration 2K et 4K. Accompagnés du documentaire-fleuve J’ai vécu, mais… et de très nombreux suppléments, ces 20 films sont autant de paraboles universelles qui se transmettent de génération en génération avec la même ferveur et une émotion sans cesse renouvelée.

65,00€

1960-1962

1960 : Fin d'automne 秋日和 Akibiyori
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Un père, veuf, cadre dans une entreprise industrielle, vit avec son dernier fils et sa fille, âgée de 24 ans, qui se dévoue pour le confort de son père et de son frère. Le soir, après le travail, le père retrouve ses amis pour boire du saké dans un bar où ils ont leurs habitudes. L’un d’eux lui propose un gendre pour sa fille. Il prend alors peu à peu conscience que sa fille est en âge de se marier et qu’il doit, au risque de se retrouver seul, la libérer de l’emprise paternelle. Cédant d’abord à son angoisse de la solitude, il nie la nécessité du mariage, mais l’événement devient inéluctable

Musique : Takanobu Saitō 斎藤高順

Distribution : Chishû Ryû / Shima Iwashita / Keiji Sada / Mariko Okada / Teruo Yoshida / Noriko Maki / Shin’ichirô Mikami / Nobuo Nakamura / Eijirô Tôno / Kuniko Miyake / Kyôko Kishida / Michiyo Tamaki…

Plongez dans les livres audio, créations et podcasts Audible Original.

9,95 €/mois après 30 jours. Possibilité de résilier l’abonnement chaque mois.

| Yasujiro Ozu en tant que scénariste

1955 : La lune s’est levée 月は昇りぬ Tsuki wa noborinu de Kinuyo Tanaka, coscénarisé avec Ryōsuke Saitō

1963 : Quand la cloche de la jeunesse a sonné 青春放課後 Seishun hōkago de Tsuneo Hatanaka, coscénarisé avec Ton Satomi

| Publications

Carnets, 1933-1963, traduction de Josiane Pinon-Kawataké, Paris, éditions Alive, coll. « Grand écran », 1996 (ISBN 2-911737-02-4) ; rééd., Paris, Carlotta éditions, 2020 (ISBN 979-1-093798-09-7)

Scritti sul cinema, édité par Franco Picollo et Hiromi Yagi, Rome, Donzelli editore, coll. « Saggi. Arti e lettere », 2016 (ISBN 978-8- 868434-81-6)

| Editions

7 février 2004 : Yasujirō Ozu – 5 films en couleurs, Arte éditions, coffret de 5 DVD regroupant : Bonjour ; Dernier caprice ; Fin d’automne ; Fleurs d’équinoxe ; Le Gout du saké ; Gosses de Tokyo.

6 décembre 2019 : Carlotta Films sort un coffret de 20 DVD regroupant vingt films d’Ozu.

10 mars 2024 : Carlotta Films sort un nouveau coffret contenant 4 blue-rays et 6 films (+ le téléfilm Quand la cloche de la jeunesse a sonnée réalisé par Tsuneo Hatanaka et coécrit par Yasujiro Ozu). Sont présents dans ce coffret: Femmes et voyous ; Il était un père ; Récit d’un propriétaire ; Une femme dans le vent ; Les sœurs Munakata ; Dernier caprice..

 

| Hommages et rétrospectives

À l’été 1992, le cinéma Max Linder Panorama présente pendant deux mois une rétrospective Ozu comprenant quatorze films du cinéaste dont six inédits en France.

En novembre 2023, Arte rend hommage au réalisateur à l’occasion des 60 ans de sa mort avec dix films en version restaurée ainsi qu’un documentaire inédit, Yasujirō Ozu, le cinéaste du bonheur.